L’anarchie par le droit

L’Occident a perdu ses repères au point de ne plus même reconnaître qu’il est devenu littéralement insensé. L’évolution de ses lois le prouve. En voici quelques exemples.

En prônant la liberté religieuse (et non pas seulement la liberté de l’acte de foi), il dissocie la vérité de la croyance de l’objet réel des croyances de cet ordre. Comme toutes les religions se contredisent, non sur des points accessoires, mais fondamentaux, les confondre toutes dans un même traitement juridique équivaut à nier que l’une puisse être vraie et les autres fausses à l’intérieur du monothéisme et dans le cadre d’une révélation certifiée divine. Si donc, même dans le cadre du monothéisme, il n’y a pas de vraie religion et une seule révélation d’un Dieu unique, il n’y a plus de religion du tout! La liberté religieuse moderne et occidentale n’a donc aucun sens pour l’esprit! La religion, quelle qu’elle soit, monothéiste ou non, révélée ou non, n’est plus qu’affaire d’opinion!

On percevra l’absurdité d’une telle erreur si l’on étend à la justice séculière un rôle analogue de l’opinion. Le crime de faux témoignage devient inconcevable. Un jugement n’aurait plus besoin d’être vrai  pour faire autorité! Aucun recours ne pourrait plus corriger ce vice. Séparer la protection de la liberté de l’esprit du respect de la vérité, religieuse, ou séculière comme dans l’administration de la justice, revient donc à rejeter ce qui, pour le respect de la vie de l’esprit lui-même, est absolument nécessaire à sa valeur et à sa crédibilité.

Passons au domaine des mœurs. Le meurtre ne paraît plus devoir être un crime absolu. Le droit à l’avortement en limite l’objet, car le fœtus est incontestablement un être humain distinct du corps de la mère. Autoriser ce meurtre équivaut donc à reconnaître que l’on peut tuer un être humain sans raison puisque innocent! L’interdit européen de la peine capitale équivaut aussi à limiter la protection des victimes de meurtres, en exposant d’autres victimes à un plus grand danger pour leur vie. Cette lâcheté n’a rien d’humaniste. Elle se rapproche plutôt d’une forme inhumaine d’indifférence.

Le mariage est naturellement lié à la procréation. De sa nature, il exige une stabilité pour le bien des enfants. Dénaturer cette institution en l’appliquant aux unions de même sexe bouleverse totalement le sens même de ce mot. Pareille évolution  n’est qu’une imposture idéologique. Mais les lois modernes ne s’arrêtent pas là! Elles prétendent corriger ce défaut de nature par la PMA et l’adoption d’enfants par des paires homosexuelles. L’intégrité morale de ces enfants est, dans ce cas, déjà mise en péril, mais le législateur moderne ne recule pas devant  des conséquences aussi monstrueuses et aliénantes.

Que de telles sociétés deviennent la proie de violences de plus en plus sauvages est donc parfaitement naturel. L’Occident s’autodétruit par le mépris qu’il inspire. Le terrorisme qui y sévit est d’abord et avant tout le fruit amer mais normal du mépris qu’il suscite. Quant au terrorisme extra-européen, il est, lui aussi, une conséquence de notre propre décadence. Voulons-nous un islam modéré et tolérant, ceci en dépit même des sourates du Coran? Commençons par le traiter en fausse religion que l’on tolère, sans jamais cesser de le démontrer publiquement à travers ses propres faiblesses et sa propre cruauté (songeons seulement à l’excision).

Tôt ou tard, les musulmans eux-mêmes comprendront nos critiques et nos discriminations dans le bon sens, c’est-à-dire comme un humanisme soucieux de la vérité morale et religieuse. Mais c’est cela, précisément, dont les idéologues modernes ne veulent plus!

Michel de Preux

Thèmes associés: Egalité, discriminations - Religion

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