Idolâtrie

Johnny Halliday est mort. C’est bien triste.

Mais cela justifiait-il que les foules, dont un président de la République française en exercice et deux «ex», se comportent comme si l’«idole des jeunes» – quelque peu décatie – avait sauvé la patrie ou rendu à la France sa grandeur perdue? Qu’avait d’un «grand Français» ce chanteur doté d’un pseudonyme anglo-saxon et qui, comme tant d’autres, avait fait son possible – on le comprend, d’ailleurs – pour «optimiser» son budget fiscal?

D’autres que lui auraient mérité ou mériteraient des funérailles quasi nationales, avec tout ce que cela implique de coûts de sécurité assumés par les contribables français, indépendamment de leurs goûts artistiques personnels.

Pourquoi ne l’a-t-on pas fait pour Barbara? Le fera-t-on pour Charles Aznavour?

M. P.

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