Genre

Une personne de ma connaissance, qui loue une chambre chez l’habitant, n’a indiqué, dans un courrier adressé à l’administration fédérale, que le nom de famille de son logeur. Peu de temps après, il a reçu une demande de précisions ainsi libellée:

Pour donner suite [à votre correspondance], nous vous saurions gré de bien vouloir nous apporter des précisions quant au genre de la personne chez laquelle vous habitez actuellement; à ce propos, nous vous saurions gré de bien vouloir non seulement préciser s’il s’agit d’un homme ou d’une femme, mais encore de nous communiquer le ou les prénoms qui lui correspondent.

Le destinataire de la lettre, a été tenté de plaisanter sur cette histoire de «précisions quant au genre». Mais, connaissant le sens de l’humour proverbial qui règne au sein des administrations et en particulier de l’administration fédérale, il s’en est prudemment abstenu.

Pourtant, il y a avait matière à s’amuser. Le locataire aurait pu évoquer un bailleur appartenant au genre humain; mais aussi un loueur du genre aimable ou acariâtre, du genre fureteur ou discret, du genre avare ou généreux; et enfin du genre à ne pas apprécier la «théorie du genre»…

M. P.

Thèmes associés: Egalité, discriminations - Politique fédérale

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