Nouveauté

Catholiques et protestants s’offrent une nouvelle traduction du Notre Père pour Pâques, titre Réformés no 14 de mars 2018.

Lecture faite du nouveau Pater Noster, on s’aperçoit qu’en fait une seule phrase y a été modifiée: «Et ne nous soumets pas à la tentation» devient «et ne nous laisse pas entrer en tentation». Le but de cette modification, voulue par l’Eglise catholique et à laquelle les Eglises protestantes se sont ralliées de mauvais gré pour préserver l’unité œcuménique du Notre Père, est que «Dieu ne soit plus le tentateur, mais celui qui nous aide à résister à l’épreuve».

Vu mon grand âge, j’ai vu passer quatre versions de cette sixième demande de l’Oraison dominicale: «Ne nous laisse pas tomber dans la tentation», «ne nous induis pas en tentation», «ne nous soumets pas à la tentation» et, maintenant, «ne nous laisse pas entrer en tentation», qui toutes sont suivies du même «mais délivre-nous du Mal».

Elles expriment toutes, avec des nuances qui échappent au croyant lambda, le souhait du chrétien d’être protégé du péché, dans lequel le Mal tente de l’entraîner.

Dès lors, on ne voit pas très bien l’utilité de ce changement pour des Eglises qui ne cessent de céder à la tentation de s’auto-détruire dans leur hâte de se conformer à l’air du temps.

M. P.

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