Vains efforts

Le 1er janvier 2014, après un débat qui, déjà, avait ébranlé l’Eglise évangélique réformée du Canton de Vaud, entrait en vigueur la nouvelle réglementation adoptée par le Synode pour la célébration de l’union de couples liés par le partenariat enregistré, c’est-à-dire de même sexe.

Cinq ans plus tard, à en croire le désormais tristement célèbre no 13 du magazine Réformés, «moins de dix couples ont eu recours à cette célébration».

Les homosexuels «pacsés» de notre canton sont-ils particulièrement peu portés sur la religion?

Se heurtent-ils à la «difficulté d’accueillir» dénoncée par Réformés de février 2018? Mais pourquoi? Le 9 novembre 2013, les vieilles lunes de l’«aile évangélique» de l’Eglise réformée vaudoise ne furent-elles pas complètement marginalisées, puisque le Synode acceptait la nouvelle réglementation par cinquante-cinq voix contre trois et sept abstentions? Certes, l’absence, à cette occasion, de 25% des délégués, soit vingt-deux personnes, relativisait quelque peu cette écrasante majorité, mais chacun sait qu’en démocratie les absents ne comptent pas.

Un boulevard s’ouvrait donc devant les homosexuels chrétiens de notre canton.

Mais où ont-ils donc passé?

M. P.

Thèmes associés: Egalité, discriminations - Religion

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