Défoulement

Grande nouvelle, découverte dans 20 minutes du 4 avril! A l’heure où vous lirez ces lignes, il sera possible, en payant, naturellement, de se défouler à Lausanne dans un rage room, c’est-à-dire dans un espace, un local ou ce que vous voudrez, où vous pourrez extérioriser votre rage en cassant tous les objets – fournis ou apportés – que vous aurez sous la main à l’aide de marteaux et autres instruments contondants. Vous pourrez même apporter des portraits à démolir. En plus, vous serez protégés par un casque, une combinaison et des gants. Quel bonheur!

Il y a tout de même quelque chose que je ne comprends pas très bien. D’un côté, l’un des fondateurs du local de défoulement explique qu’«ici on offre la possibilité de libérer ses pulsions» et de l’autre côté l’auteur de l’article s’enthousiasme à l’idée que «si l’on ressort avec une bonne dose d’adrénaline et l’envie de tout casser, le moment a clairement été satisfaisant». A quoi sert-il donc de libérer ses pulsions en cassant tout si c’est pour avoir envie de tout casser en sortant?

Peut-être y a-t-il un rapport avec l’avis d’un psychologue sceptique, pour qui le droit de  casser peut ne pas être entièrement satisfaisant du fait qu’aucune règle n’est transgressée.

Bon sang, mais c’est bien sûr! Le rage room, c’est juste pour l’échauffement. Après, on est en forme pour casser la figure des policiers, briser des vitres et brûler des voitures, bref transgresser des règles…

M. P.

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