Une princesse parfaite

Le mariage du prince Henry, duc de Sussex, avec l’Américaine Meghan Markle a été célébré à Windsor le 19 mai.

L’événement a été l’occasion pour la presse de se répandre en propos laudatifs sur la mariée, propos confirmés par les témoignages recueillis dans le public par les journalistes – qui n’ont apparemment pas rencontré d’avis contraires…

Ceux qui ne le savaient pas encore, faute de lire régulièrement la presse people, ont donc appris que la nouvelle duchesse de Sussex, en plus d’être très belle, se distingue par diverses vertus: elle est métisse descendante d’esclaves, elle est divorcée, c’est une femme de gauche, qui a soutenu Hillary Clinton lors de la dernière élection présidentielle américaine, elle est active dans la défense des droits de l’homme.

J’en oublie peut-être quelques-unes, mais ces particularités font indubitablement d’elle, si on en croit les commentaires populaires et journalistiques, la femme idéale pour apporter un peu de sang neuf et de modernité à une monarchie sclérosée. De là à penser que le prince Harry a épousé un symbole…

Le conte de fée finira par céder la place à la réalité quotidienne. C’est alors qu’on saura si la nouvelle petite-fille d’Elisabeth II est dotée de qualités banales comme l’intelligence, la gentillesse, la générosité, la persévérance, l’honnêteté, la fidélité ou le courage, qui devraient lui permettre d’assumer ses devoirs de princesse anglaise et d’assurer le bonheur de son mari et de leurs éventuels futurs enfants.

A en juger par les photos publiées sur internet, la reine n’avait pas l’air très optimiste.

M. P.

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