Climat

Il y a essentiellement deux domaines scientifiques dans lesquels existe une controverse, dans lesquels des spécialistes compétents, des universitaires de haut niveau, des scientifiques reconnus, qui ne partagent pas l’avis de leurs collègues, ont tenté de faire valoir des objections contre une doxa officielle largement répandue, et se sont vus diffamés, moqués, ridiculisés voire persécutés.

L’un de ces domaines, on le sait, est historique. Dans ce domaine, il est même interdit, dans plusieurs Etats européens, de manifester la moindre incrédulité quant au récit officiel et les incrédules sont assimilés à des incitateurs à la haine (religieuse ou raciale) et jetés en prison.

Les climato-sceptiques ne risquent pas encore la prison, mais ils ont déjà subi la mise à l’index médiatique et professionnelle, le licenciement brutal, le mépris des «vrais scientifiques», les lazzi des climatologues en gilet rayé et de la multitude des bénéficiaires de la fable d’un prétendu réchauffement climatique anthropogène.

M. Jean-Claude Pont, docteur en mathématiques, avec une bonne formation en physique théorique, en astronomie et en histoire de la pensée scientifique, est largement aussi compétent que la moyenne des climatologues. Il a publié récemment un pamphlet intitulé Le Vrai, le Faux et l’Incertain dans les thèses du réchauffement climatique1, dans lequel il dévoile les erreurs nombreuses et graves qui affectent les thèses du fameux GIEC2. Grosso modo, la thèse officielle, celle du GIEC, se résume à ceci:

a. Le réchauffement de la planète a été d’environ 0,7 degré au cours de ces cent vingt dernières années.

b. Ce réchauffement est sans précédent dans l’histoire et il va croissant.

c. Ce réchauffement est causé par les gaz à effet de serre, dont le CO2 est le principal responsable.

On se souvient que la période de 1951 à 1970 fut une période de rafraîchissement: on a encore en mémoire le mois de février 1956 ou le grand hiver 1962-1963, qui faisait écrire au Time Magazine en 1977: «Les scientifiques et les ordinateurs de la National Oceanic and Atmospheric Administration prédisent, avec assurance, que le temps glacial continuera.»

A la création du GIEC, changement de cap à 180 degrés. Il faut maintenant, sans qu’une étude ait justifié ce virage, lutter contre le réchauffement de la planète.  

Pont, comme Prud’homme3 avant lui, démontre que le GIEC n’a pas de compétences scientifiques propres, mais des convictions politiques et idéologiques solides. Les contradicteurs sont bâillonnés. L’ancien ministre Claude Allègre n’est plus invité sur les plateaux de télévision depuis la publication de son ouvrage L’imposture climatique ou la fausse écologie4. M. Claude Verdier, chef du service météo de France 2, a été brutalement licencié après la publication de son ouvrage Climat Investigation5 paru peu avant la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21). Comme l’écrit Jean-Claude Pont: «Pour certaines personnes d’obédience giécienne, comme pour les climatoxiqués qui ont l’imprécation pour méthode, nous sommes des révisionnistes, des hérétiques, voire des nazis.»

Alors, finalement, qui croire?

L’auteur de ces lignes n’a pas la moindre compétence pour en décider. Mais le plus sage me semble être de lire tout ce qui est publié sur un sujet controversé et de se faire une idée non seulement en fonction des arguments scientifiques, des graphiques et des tableaux, mais aussi en fonction de la manière dont les défenseurs d’une thèse traitent les tenants de la thèse contraire. La mise à pied professionnelle, l’imprécation et la poursuite pénale de l’adversaire ne sont pas les signes d’une position solide.

Claude Paschoud

 

1 Ed. La Liseuse, Sion 2017.

2 L’auteur relève, avec un sourire ironique, que le titre anglais de ce cénacle ne comprend pas le mot «experts», que les francophones ont ajouté: le GIEC est donc le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

3 Rémy Prud’homme: L’idéologie du réchauffement, Science molle et doctrine dure, éd. de l’Artilleur/Toucan, Paris 2015.

4 Plon, Paris 2010.

5 Ring 2015, 330 pages.

Thèmes associés: Environnement - Révisionnisme

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