Mai 68: le triomphe des nigauds

On peut difficilement commémorer la révolution de mai 1968 sans se référer à son slogan phare, qui résume parfaitement la pensée de ses meneurs: «Il est interdit d’interdire.» Digne successeur de la pensée jacobine de Saint-Just «pas de liberté pour les ennemis de la liberté», il illustre les difficultés existentielles de l’adolescent qui doit se construire dans un monde qu’il n’a ni créé ni choisi, l’ivresse de la pensée vide, le mythe onirique de la page blanche et finalement le dur retour au réel.

Les étudiants parisiens rêvent ce printemps de nous jouer un deuxième acte de cette comédie ubuesque, mais ils n’ont pas la culture ni l’expérience voulues pour saisir le sens profond de la pièce. Ils sont aussi benêts et aussi touchants que le bébé qui prétend conduire la voiture de son papa. Le blocage des facultés aura pour seul effet de retarder d’un semestre ou d’une année l’obtention de leur diplôme, et donc leur inscription à la caisse de chômage.

Rappelons que Le Pamphlet a été fondé en 1970 en réaction aux élucubrations soixante-huitardes qui avaient commencé à se répandre en Suisse romande. (cp)

Thèmes associés: Histoire - Politique française

Cet article a été vu 153 fois

Recherche des articles

:

Recherche des éditions