Mensonge

L’Office fédéral de la statistique sait tout sur tout. Il sait, notamment, que la Suisse est un des pays d’Europe où le taux d’avortements est le plus bas et que ce taux diminue sans cesse depuis plus de cinq ans1. Pourquoi?

«Un des facteurs les plus importants pour l’expliquer est la démocratisation de la ­pilule du lendemain, ou pilule d’urgence, explique Eliane Perrin, sociologue spécialiste des IVG. Elle est disponible, bon marché et discrète, ce qui limite bien sûr le nombre de grossesses non désirées.»

En fait, la pilule du lendemain ne limite pas le nombre des grossesses non désirées. Elle permet simplement de se débarrasser de l’embryon tout de suite après la conception, puisqu’elle empêche la nidation. Car c’est une pilule abortive! Et ce n’est pas parce qu’on la nomme abusivement «contraception d’urgence», ce n’est pas parce que les femmes qui la prennent, volontairement, ne sauront jamais si elles avaient conçu un enfant ou non qu’il n’y a pas, dans de nombreux cas, interruption volontaire de grossesse.

La pilule du lendemain étant «disponible, bon marché et discrète», il y a tout lieu de supposer que le nombre d’avortements a considérablement augmenté en Suisse ces dernières années.

Mais ces IVG-là n’entrent pas dans les statistiques.

Mariette Paschoud

 

1 http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Moins-d-IVG-gr-ce-a-la-pilule-du-lendemain-26436486.

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