Bricoles

De G8 en G20

Nous avons tous en mémoire les joyeusetés qui avaient animé et en partie paralysé les villes de Genève et de Lausanne lors de la réunion du G8 à Evian en 2003. Pour que Pascal Couchepin puisse serrer la main des grands de ce monde et sans doute, déjà, pour améliorer l'image de la Suisse sur la planète, la Confédération avait accepté de collaborer à l'organisation de l'événement, ce qui avait coûté fort cher en matériel, en policiers et en militaires, sans compter les dommages collatéraux dus aux gentils altermondialistes. Les Genevois et les Lausannois n'avaient pas aimé ça. Comme c'est curieux!

On a appris le mois dernier que le maire d'Evian a l'intention de remettre ça avec le G20 et qu'il ne doute pas, apparemment, de bénéficier des mêmes prestations de la part de la Suisse et, en particulier, des cantons de Vaud et de Genève. Il fait même à la république du bout du lac l'honneur de considérer qu'elle est maintenant prête – ce qu'elle n'était pas en 2003, bien sûr – à affronter les événements de ce genre, d'autant que, ville internationale, elle devrait être orfèvre en la matière.

Espérons – sans trop y croire – que, au cas où la candidature annoncée par le prétentieux personnage serait acceptée, Berne saura opposer à la demande de coopération qui ne manquera pas de lui parvenir un «non» sec et sonnant.

Jeux violents

Il est fortement question d'interdire les jeux électroniques violents aux mineurs de notre pays. La Commission des affaires juridiques du Conseil des Etats est d'avis qu'il faut légiférer pour protéger les mineurs «de toute représentation de la violence dans les médias».

Dans ce cas, il ne suffit pas d'interdire aux jeunes les jeux électroniques violents. Il faut aussi les tenir carrément éloignés de la télévision et d'Internet. Mais comment s'assurer que la loi sera respectée? Qui contrôlera? Va-t-on installer des inspecteurs ou des caméras dans tous les foyers?

N'importe quel individu sensé sait qu'une loi non appliquée est pire que pas de loi du tout. Mais que deviendraient les parlements, les commissions et les sous-commissions parlementaires si on cessait de légiférer pour un oui ou pour un non? Que deviendraient les députés s'ils ne pouvaient plus, surtout en période pré-électorale, déposer les motions, postulats et projets de lois qui les feront connaître du public?

Légiférons, légiférons, il en restera toujours quelque chose.

Message

Début février, un Américain d'origine chinoise, ex-ingénieur chez Boeing, a été condamné à quinze ans de prison par la justice californienne pour espionnage industriel au profit – c'est stupéfiant! – de la Chine. En plus, il a menti au FBI. Ce n'est vraiment pas bien!

Il est tout à fait normal qu'on condamne les espions. Ce qui l'est moins, c'est que le but de cette condamnation n'était pas de punir le délinquant, mais, à en croire mon journal, «d'envoyer un message à Pékin: “Arrêtez d'envoyer des espions aux USA!”».

Nul doute que les Chinois seront frappés de terreur et reprendront illico le droit chemin!

Logistique

Afin de satisfaire sa clientèle musulmane, le Quick de Roubaix, sorte de Mac Donald en moins connu, a décidé de remplacer le lard par de la dinde fumée. On notera qu'il n'y a pas de choix. Servir les deux, c'est trop compliqué du point de vue logistique, paraît-il. Priorité donc, cela va de soi, aux adeptes de l'islam. Et honni soit qui mal y pense: Roubaix est un modèle du multiculturalisme cher aux autorités françaises.

M.P.

Thèmes associés: Humeur

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