La paille et la poutre

On connaît l’image évangélique utilisée par le Christ pour dénoncer l’hypocrisie de certains censeurs. N’est-ce pas ce que pratique Le Nouvelliste chez nous lorsqu’il commente à réitérées reprises le comportement, certes condamnable mais admis comme tel par l’intéressé lui-même, Pierre Maudet, alors que, simultanément, la presse romande s’abstient de dénoncer le lien entre terreur religieuse et islam? Elle va parfois, lors d’attaques meurtrières isolées, commises par des musulmans, jusqu’à dissocier ces actes de leur croyance religieuse.

Tout ceci dans le but de rendre l’islam compatible avec notre civilisation. Et c’est du reste ce qu’a tenté de faire récemment Le Nouvelliste valaisan dans son édition du lundi 10 septembre 2018 en interviewant une musulmane marocaine, Asma Lamrabet, qui, pour atténuer les effets de l’antiféminisme chez nous, ose écrire: «Le Coran ne dit pas que la femme aurait été créée à partir de la côte d’Adam.» Elle «oublie» la réaction d’Adam, précisément: «C’est la chair de ma chair et l’os de mes os.» Donc mon égale en nature, reconnaît la Bible dans le livre de la Genèse!

En revanche, ce que dit le Coran, elle ne le signale point! Voici donc: «Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Allah a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci.»1 Dans le mariage chrétien, une condition de validité est précisément le consentement des deux conjoints librement donné. En droit musulman, le mariage est toujours conclu par le futur époux, qui traite avec le tuteur de la femme. Comment cette dernière donne-t-elle son consentement? Par le silence… dit un commentaire du Coran! Le témoignage d’une femme en justice ne vaut que la moitié de celui d’un homme!2

Traiter en Occident l’islam comme une religion au même titre que le christianisme, c’est déjà trahir la vérité religieuse et consentir par ce silence complice à la terreur qu’il veut nous imposer ici même, sur notre sol, avec son immigration massive, au sein de laquelle la partie non violente de ses adeptes sert d’appât en même temps que d’auxiliaire utile et silencieux à l’action violente de ceux qui appliquent à la lettre ce que commande le Coran contre les «infidèles».

Ne pas vouloir comprendre ces choses, c’est accepter déjà implicitement la défaite.

Michel de Preux

 

1 Sourate 4, verset 38.

2 Voir l’ouvrage de l’abbé Guy Pagès Interroger l’islam, éd. Dominique Martin-Morin, Paris 2013, p. 196, no 19.

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