«Dérapage» papal

Le 10 octobre, prononçant une homélie sur la place Saint-Pierre, le pape François a comparé l’avortement au fait de recourir à un tueur à gage pour supprimer une vie humaine.

Evidemment, ce n’est pas très gentil à l’égard des femmes qui se font avorter et moins encore à l’égard des médecins disposés à tuer l’enfant, et stipendiés pour ce faire.

Naturellement, la communauté médicale a réagi avec indignation à cette façon de juger de nobles praticiens uniquement préoccupés de venir en aide à des femmes en détresse.

Mais à l’heure où, en France en tout cas, des voix s’élèvent pour que soit supprimée la clause de conscience qui permet aux médecins opposés à l’avortement de refuser de pratiquer l’IVG et de se transformer en tueurs à gages, il est urgent que quelqu’un remette l’église au milieu du village.

Il est bon que ce quelqu’un soit le chef de l’Eglise catholique.

Pour une fois que le pape des pauvres se mêle de ce qui le regarde, il y a lieu de se réjouir de la fermeté de ses propos.

M. P.

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