Bricoles

Qu'est-ce qu'on attend?

Le clan Kadhafi n'en finit pas de refuser, de rejeter, d'exiger. Mais qu'est-ce qu'on attend pour faire savoir à ces rigolos qu'on n'a pas besoin d'eux et qu'ils peuvent garder notre «otage» aussi longtemps qu'il leur plaira? Quand ils n'en auront plus l'usage, ils nous le rendront. Après tout, les Polonais avaient bien fini, hélas, par nous restituer Clive Loertscher qu'ils avaient arrêté en 1985 et dont ils ne savaient trop que faire bien qu'il eût lui aussi violé la loi du pays. (mp)

Fuite en avant

C'est incroyable! Une étude – une de plus, une de trop – révélait il n'y a pas très longtemps que la grande majorité des adolescents bâlois de quinze et seize ans ne connaissent rien au sida et aux maladies vénériennes, ou sexuellement transmissibles pour parler le langage édulcoré à la mode. De là à penser que la majorité des jeunes Suisses sont dans le même cas, il n'y a qu'un pas qu'on peut franchir allégrement.

Au vu de tous les efforts déployés par des adultes stipendiés pour organiser des campagnes de sensibilisation ou dispenser des cours d'éducation sexuelle à l'école, ce constat est tragiquement comique, et lesdits adultes sont certainement «sous le choc».

On pourrait s'imaginer que, faisant preuve d'humilité, les protecteurs de la sexualité juvénile vont changer leur fusil d'épaule. Eh bien! pas du tout. La Commission fédérale pour l'enfance et la jeunesse juge urgent d'entreprendre des campagnes de communication et considère que «l'éducation doit commencer à la maternelle et se poursuivre systématiquement à l'école».

Dans pas longtemps, il se trouvera des bouts de choux pour dire à leur institutrice, en serrant tendrement leur doudou contre leur cœur: «S'il te plaît… Dessine-moi un chancre mou!» (mp)

Soldats civils

On le sait, le succès du service civil a des conséquences fâcheuses sur le recrutement des militaires. Le Conseil national a donc adopté, en dépit de l'inévitable opposition de la gauche, une motion invitant le Conseil fédéral à réviser la loi. Le journaliste de service semble n'avoir pas très bien compris le système, puisqu'il nous annonce que l'inquiétude des députés est due à la «ruée des soldats sur le service civil». A quand la ruée des «civilistes» sur le service militaire? (mp)

Précision

On sait les journalistes avides d'exactitude et de précision. Aussi est-ce sans surprise que j'ai appris appris, le 8 mars, par mon quotidien habituel, le décès, suite à un «accident de personne en gare de Flamatt»,d'une femme «d'un âge compris entre 50 et 69 ans»; d'une femme d'un certain âge, en somme! (mp)

Pauvres petites

La ville de Winterthour a le rarissime privilège de posséder une bande de «voyoutes» décidées à montrer que l'égalité hommes-femmes se répand, comme il se doit, dans tous les domaines.

Sous la direction de cinq meneuses, ces demoiselles, âgées de treize ans, jouent les terreurs autour de leur école, ont agressé et blessé des condisciples, proféré des menaces sur internet. Elles font l'objet de plusieurs plaintes.

On comprend que tout le mondes soit très inquiet pour ces pauvres chéries sans doute victimes d'une société impitoyable, source permanente de discriminations et d'échecs scolaires. La presse nous rassure néanmoins, en tout cas en ce qui concerne les «cheffes»: «Les cinq petites sont suivies par les psychologues.» Ouf !

Prudence

Cette fois, c'est officiel: la police fait savoir qu'elle n'a plus les moyens d'assurer la sécurité des citoyens après la tombée de la nuit. Alors que les agressions autour des distributeurs automatiques d'argent sont devenues monnaie courante – si l'on ose dire –, les autorités continuent certes de nier l'évidence et de prétendre que de tels événements restent «marginaux», mais les porte-parole interrogés dans la presse sont désormais «unanimes» (selon 24 heures du 18 mars 2010) à déconseiller d'aller retirer de l'argent à ces appareils lorsqu'il fait nuit. Puisqu'il n'est pas permis de «stigmatiser» ou d'infliger la moindre contrariété aux personnes qui commettent ces actes de violence, on demande donc aux honnêtes gens d'«apprendre à vivre avec» et d'utiliser dorénavant les bancomats uniquement durant la journée – lorsque les guichets des banques sont ouverts. (px)

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