Eloge de la 5G

Les grandes peurs de la population, en ce printemps 2019, sont le réchauffement climatique, dont on est persuadé de connaître les effets catastrophiques, et le réseau de télécommunication 5G, dont on redoute les conséquences inconnues.

La population ne semble pas craindre les conséquences déjà connues d’une immigration galopante et d’un remplacement ethnique de plus en plus rapide. Elle ne paraît pas s’inquiéter de la violence, tantôt individualiste, tantôt communautaire, qui se répand dans les sociétés occidentales. Elle ne se mobilise pas contre le niveau catastrophique de l’éducation et de l’enseignement, contre le recul de la connaissance et de l’intelligence. Elle n’appréhende pas les dérives programmées de «l’évolution des mœurs» et l’apparition de «couples mariés» formés, à titre plus ou moins temporaire, d’un nombre potentiellement indéterminé de n’importe qui ou de n’importe quoi, hommes, femmes et peut-être demain animaux, puisque ces derniers sont désormais dignes d’autant d’amour que les humains. La population s’alarme peu des conséquences incalculables des fantasmes de perfection transhumanistes qui cherchent à transformer les machines en êtres humains médiocrement intelligents et les humains en machines criblées d’artifices. Et, bien sûr, la population ne s’émeut guère des tristes perspectives que nous réserve le totalitarisme idéologique, qui restreint chaque jour davantage nos libertés d’expression, de mobilité et d’alimentation.

Non, la population a juste une trouille bleue de quelques ondes radio et de quelques degrés supplémentaires dans l’atmosphère. Elle ignore que mourir rôtis est certainement la fin la plus douce qui puisse nous être réservée.

Pollux

Thèmes associés: Humeur - Société

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