Subsides

 Parmi les dossiers que le conseiller d’Etat socialiste Pierre-Yves Maillard juge prioritaires, on trouve celui de l’assurance maladie. Sur ce point, je suis d’accord avec lui. C’est le seul, d’ailleurs.

Il paraît que notre «ministre» de la santé et de l’action sociale sur le départ  prévoit que 34% des Vaudois, soit plus du tiers, toucheront un subside pour l’assurance maladie d’ici à la fin de l’année1. Ils étaient, nous dit-on, 27,3% en 20152. Nous nous trouvons donc devant une augmentation de 6,7% en quatre ans, alors que le canton est plutôt prospère.

Comment cela s’explique-t-il?

Tout d’abord, il y a l’augmentation de la population. Selon les statistiques du Département des finances et des relations extérieures vaudois, la population s’est accrue de plus de trente mille unités entre le 31 décembre 2015 et  le 31 décembre 20183. Il y a forcément, parmi les nouveaux arrivés des gens dont la situation financière est précaire.

Ensuite, il y a les victimes de l’idéologie. M. Pierre-Yves Maillard, qui n’est de loin pas un âne, sait que les primes de l’assurance de base obligatoire sont trop lourdes pour la plupart des ménages, à l’exception des gens suffisamment riches pour ne pas s’en préoccuper. Mais en bon socialiste adepte d’une meilleure répartition des richesses, il considère que les contribuables vraiment riches et ceux de la classe moyenne n’ont qu’à financer les subsides – forcément en hausse depuis l’introduction dans le canton du plafonnement des primes à douze, puis à dix pour cent du revenu net – versés par l’Etat social. De la sorte, la classe moyenne s’appauvrit progressivement et vient peu à peu rejoindre les rangs des assistés.

En somme, du moment qu’il ne parvient pas à réaliser l’égalité dans la richesse, le socialisme  tend vers l’égalité dans la pauvreté.

M. Pierre-Yves Maillard, conseiller d’Etat et futur patron de l’Union syndicale suisse, n’est pas menacé par la pauvreté. Il peut donc en toute tranquillité contribuer à appauvrir les autres.

M. P.

 

1 20 minutes du 5 avril 2019.

2 https://www.24heures.ch/vaud-regions/vaud-canton-riche-40-000-pauvres/story/14565691.

3 Il est difficile d’être plus précis, car, depuis 2017, le calcul prend en compte deux nouvelles catégories de population. Cf. http://www.scris.vd.ch/Default.aspx?DocID=6808.

Thèmes associés: Egalité, discriminations - Politique vaudoise

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