Une armée politiquement correcte

La Société suisse des officiers et Mme Viola Amherd, nouveau chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports, s’inquiètent: l’armée suisse ne compte que 0,7% de femmes. Il est donc urgent de remédier à cet état de fait au nom de l’égalité des chances – les chances de quoi, on aimerait bien le savoir – et parce que «la formation militaire génère une plus-value pour tout le monde»1 – quel genre de plus-value, on aimerait bien le savoir aussi.

Je ne comprends pas cette manière de raisonner. Si le service militaire est si important pour l’égalité des chances et pour une plus-value généralisée, pourquoi ne cesse-t-on de diminuer les effectifs de l’armée, pourquoi tolère-t-on que tant de jeunes gens accomplissent un service civil, pourquoi n’astreint-on pas la totalité des garçons et des filles en bonne santé à accomplir une école de recrues et des cours de répétition?

Les têtes pensantes de l’armée suisse feraient bien de réfléchir un peu avant de parler. Cela nous épargnerait bien des poncifs politiquement corrects. (mp)

 

1 20 minutes du 18 mars 2019.

Thèmes associés: Armée - Egalité, discriminations - Politique fédérale

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