Les résultats avant l’enquête!

Ce qui est fantastique, avec les hommes politiques, c’est qu’ils savent tout et qu’ils sont en mesure de répondre à toutes les questions sans avoir eu besoin de consulter les gens informés qui auraient pu les renseigner.

A Paris, des manifestants pacifiques traqués par la police espèrent échapper aux gaz lacrymogènes et aux matraques des CRS en cherchant refuge dans un immeuble qui se trouve être le service de réanimation de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Aussitôt, le ministre de l’intérieur proclame que l’hôpital a été «attaqué» et ce bobard est immédiatement repris par toute la presse et les réseaux sociaux, malgré le démenti des employés de l’hôpital et les vidéos d’amateurs prouvant la fausseté de ces allégations.

Dix minutes après le début de l’incendie de Notre Dame de Paris, les politiques proclamaient que seule la piste d’un incendie accidentel devait être retenue. Ils ne savaient pourtant rien sur les causes du sinistre et même aujourd’hui on n’en sait guère plus. Le déclenchement accidentel de cet incendie est pourtant, selon des spécialistes, l’hypothèse la moins probable. Des mégots de cigarettes – retrouvés miraculeusement intacts au milieu des décombres – n’auraient pu d’aucune façon enflammer des poutres de chêne vieilles de huit cents ou neuf cents ans.

Mais ceux qui font observer que la fumée jaune observée pourrait être due à de la thermite, mélange d’aluminium et d’oxyde de fer et accélérateur capable d’atteindre plus de mille degrés, se font réprimander par des «experts» qui affirment que la fusion du plomb, présent dans la flèche, produit aussi de la fumée jaune.

On n’explique pas cependant comment des poutres de vieux chêne de 40x40 peuvent avoir pris feu (ni la cigarette ni le court-circuit électrique ne peuvent être à l’origine du départ de feu) au point de provoquer la fonte du plomb de la flèche. Des internautes ont posté sur la toile des vidéos montrant des chalumeaux allumés incapables de faire brûler une poutre de chêne posée à quelques centimètres de la flamme.

Bref, on nous prend pour des imbéciles avec un aplomb extravagant. Le pire, c’est que toute interrogation, en soi légitime, catalogue immédiatement son auteur dans la nébuleuse discréditée des «complotistes».

Il y a eu en France, entre avril 2018 et le 15 avril 2019, neuf églises dans lesquelles on a déploré un incendie: l’église de Saint-Gervais-Saint-Protais de Langon (Gironde) en avril 2018, Notre-Dame-des-Grâces à Revel en juin 2018, Sainte-Thérèse à Rennes en juillet, l’église de Villeneuve d’Amont en août, Saint-Jean-du-Bruel en octobre, l’église du Sacré-Cœur à Angoulême et Saint-Jacques à Grenoble en janvier 2019, la cathédrale Saint-Alain de Lavaur en février, l’église Saint-Sulpice à Paris le 17 mars.

Ces incendies ont été considérés comme des actes volontaires de malveillance. Pourquoi cette piste a-t-elle été d’emblée écartée pour la cathédrale de Paris avant toute enquête?

Parce que l’acte volontaire aurait pu faire porter les soupçons sur les islamistes radicalisés et que le gouvernement craignait une réaction des chrétiens et un risque de saccage des mosquées, sur le modèle de la Nuit de cristal en novembre 1938 en Allemagne? Parce que la piste de la malveillance ou de l’acte terroriste mettrait directement en cause l’insuffisance crasse des contrôles de sécurité? Ou parce que le Pouvoir ne tient pas, au fond, à retrouver les coupables?

On ne recherche pas la vérité, mais on la décrète. Toute tentative d’investigation qui n’aboutirait pas à renforcer la thèse officielle et obligatoire de l’incendie accidentel sera considérée comme une fake news et réprimée comme telle. Les curieux sont aujourd’hui des complotistes, ils seront demain des révisionnistes, voire des négationnistes passibles des tribunaux. Au mieux s’abattra sur eux une chape de plomb (sans fumée jaune) comme celle qui recouvre les ingénieurs qui doutent de la version officielle des attentats du 11 septembre à New York ou les climatologues qui doutent du réchauffement climatique anthropique ou encore les médecins qui doutent de l’innocuité des vaccins.

Seul M. Christophe Castaner, qui diffuse des bobards, est pardonné. Il n’avait pas proféré un gros mensonge, c’est son vocabulaire qui était imprécis. Ouf!

Claude Paschoud

Thèmes associés: Médias - Politique française - Religion

Cet article a été vu 202 fois

Recherche des articles

:

Recherche des éditions