Pauvre Algérie

Le souvenir le plus marquant de ma jeunesse fut, dans l’actualité internationale, la guerre d’Algérie, premier pas vers son indépendance obtenue quasi frauduleusement grâce à un référendum organisé par le général de Gaulle. Celui-ci était pourtant revenu au pouvoir à l’appel des Français d’Algérie et de ceux qu’il appellera plus tard «un quarteron de généraux en retraite»... Tout le monde se souvient du mot fameux qu’il prononça à Alger: «Je vous ai compris!»

Cynique, ce mot cachait dans sa pensée le contraire de ce qu’il était censé exprimer dans le contexte de l’époque. De Gaulle avait néanmoins un motif compréhensible de travailler à la séparation de ces quelques départements d’outre-mer d’avec la métropole. Il craignait qu’avec la croissance de la population musulmane de ces contrées la France métropolitaine ne finît par être submergée par ce genre d’immigration.

Toutefois, l’indépendance politique de l’Algérie n’a pas mis fin à une immigration tant redoutée. Au contraire, on peut dire qu’elle l’a aggravée, car, de toute évidence, les gouvernements successifs de ce pays ne maîtrisèrent ni le développement économique local ni l’attrait de sa jeunesse pour l’Europe et en particulier l’ancienne métropole.

Corruption, dictatures, violences de toute nature ont durablement déstabilisé la société algérienne et la France ne maîtrise plus ce processus. Où sont donc les perspectives de paix et d’harmonie dans le long terme? Certainement pas dans des manœuvres politiciennes envisagées à court terme.

L’Europe elle-même est en crise, et en crise grave. Née du christianisme, elle meurt peu à peu de son effacement public et politique. L’absence de maîtrise de l’immigration musulmane n’est qu’une des conséquences de ce phénomène. Retrouver nos racines religieuses et leurs liens avec la constitution de nos sociétés politiques est donc la clef d’une sérieuse reprise en main de notre destin et de notre identité européenne. A ignorer ces choses, nous finirons par creuser nous-mêmes notre tombe.

La question n’est pas étrangère aux musulmans eux-mêmes, car ou bien ils nous imposeront l’islam en combattant notre athéisme politique ou bien ils se convertiront au christianisme en constatant ses bienfaits sociaux sur place.

Michel de Preux

Thèmes associés: Immigration - Politique française - Religion

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