Don d’organe

Les centres de transplantation se plaignent du manque de donneurs d’organes en Suisse et c’est pourquoi le Conseil fédéral soutient l’idée que le don d’organes doit être présumé, en l’absence de directives anticipées du donneur excluant expressément les prélèvements.

C’est une décision difficile, car, si je suis bien informé, le donneur ne peut être qu’une personne vivante. Dès qu’il meurt, aucun organe n’est utilisable pour une transplantation et une greffe. C’est sans doute ce caractère qui est le plus susceptible de choquer le public et qui retient les Suisses d’offrir des parties de leur anatomie. C’est aussi pourquoi on a inventé la notion de «mort cérébrale» qui est fort pratique pour habiller une euthanasie avec les habits de l’altruisme et de la compassion.

On ne peut s’empêcher de comparer cette affaire avec le cas de Vincent Lambert, en état pauci-relationnel depuis plusieurs années, qui n’a pas laissé de directives anticipées écrites et qu’on a fini par tuer en le laissant mourir de faim et de soif, alors qu’il n’était pas «en fin de vie» ni ne souffrait de douleurs insupportables. La famille de ce malheureux n’avait pas la chance de toucher chaque mois des sommes confortables de sponsors, comme certain coureur automobile célèbre.

Celui qui croit, comme Paul le promet, que Dieu va ressusciter nos corps mortels (Rom 8:11) va hésiter à laisser prélever des organes qui pourraient lui faire fâcheusement défaut au moment de la résurrection. (cp)

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