Expulsions

Un couple de Sri-Lankais et leur employé achetaient à bas prix, pour leur magasin de Lausanne, des marchandises volées par des Géorgiens dans des grandes surfaces. Ils  revendaient ensuite ces produits avec un confortable bénéfice1. Le trio a été condamné à des jours-amendes avec sursis, auxquels s’ajoutent une amende et des frais divers. «Ils auraient dû être expulsés, nous dit-on, mais la magistrate y a renoncé: l’homme est en Suisse depuis 2008, sans problème. Sa femme et leur fille l’ont rejoint en 2014. Le couple n’a pas de dettes et tous deux ont toujours travaillé.»

Pour une fois bien inspirée, la Cour européenne des droits de l’homme s’est opposée, au motif qu’il risquait dans son pays des persécutions et même sa vie, à l’expulsion d’un Afghan converti au christianisme, qui avait demandé l’asile en Suisse2.

Certes, nous n’avons pas affaire aux mêmes instances: une femme procureur dans le premier cas, le Secrétariat aux migrations et le Tribunal administratif fédéral dans le second. Mais force est de constater que mieux vaut être un filou sri lankais qu’un chrétien afghan considéré chez lui comme apostat, si on veut s’incruster en Suisse.

M. P.

 

1 20 minutes du 6 novembre.

2 Ibid.

Thèmes associés: Egalité, discriminations - Immigration - Justice - Politique fédérale

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