Vilains magistrats

Les magistrats de l’ordre judiciaire sont méchants, c’est bien connu. Ils le sont surtout avec les militants antispécistes et climatiques, ce qui se sait moins.

Le 6 novembre s’est ouvert à Genève le procès de trois défenseurs des animaux soupçonnés d’avoir vandalisé des boucheries et un abattoir. Sauf sur quelques faits reconnus, «les trois [ont refusé] de répondre au procureur Holloway, parce qu’“il a fait preuve d’un manque total d’empathie et d’humanitéˮ»1.

Par ailleurs, le Tribunal des mineurs a condamné à des travaux d’intérêt général avec sursis un activiste climatique, qui avait participé à l’occupation des Retraites Populaires au cours d’une grève du climat à Lausanne. Déçu, il fera appel, car «l’“état de nécessitéˮ qui [les] a motivés à cette action n’a pas été retenu».2

Je n’éprouve pas une sympathie excessive pour le monde judiciaire, mais il me paraît tout de même que les magistrats sont payés non pas pour faire preuve d’empathie et d’humanité, notions très vagues, ni pour retenir des «états de nécessité» subjectifs, mais bien pour rendre la justice et punir les délinquants, notamment les casseurs et les auteurs d’occupations illégales.

M. P.

 

1 20 minutes du 7 novembre 2019.

2 Ibid.

Thèmes associés: Environnement - Justice

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