Objectivité

Nous savons tous combien la presse tient à sa neutralité. Ce souci se reflète constamment dans sa manière de (ne pas) qualifier les hommes politiques.

C’est ainsi que, lors de son passage au gouvernement italien, Matteo Salvini n’était pas désigné simplement comme ministre de l’intérieur. Il était le ministre de l’intérieur italien d’extrême droite. De même, Jair Bolsonaro apparaît constamment dans les colonnes des journaux sous la dénomination de président brésilien d’extrême droite. Le président Trump n’est rien d’autre que le milliardaire américain et Christoph Blocher reste un tribun.

On voudrait bien que, par souci d’équilibre, nos bons journalistes parlent du président français de gauche Emmanuel Macron, du président chinois d’extrême gauche Xi Jinping ou du tribun anglais Jeremy Corbyn.

M. P.

Thèmes associés: Médias - Politique internationale

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