Rien que pour les filles

Lorsque j’étais petit passait à la télévision une publicité pour un jeu de société «rien que pour les filles»: Secret Girls. Ça me semblait un jeu sans intérêt et je ne m’offusquais pas d’en être exclu.

Dernièrement, je me prends à détecter au cinéma une montée en force du féminisme revendicatif. Les films que je vais voir avec mes enfants contiennent de plus en plus de personnages féminins donnant une image forte et positive, ce qui est en soi tout à fait bien. Ce qui m’irrite un peu, c’est le message sous-jacent, qui tend à faire croire aux filles qu’il faut qu’elles se mesurent aux garçons et qu’elles doivent en quelque sorte les remplacer. Cet état d’esprit a vu une surprenante illustration récemment lorsqu’un village de Catalogne, où je vis, a décidé de remplacer les traditionnels Rois Mages par des Reine Mages. Le reportage montrait la mairesse (quel joli mot) ravie de l’initiative et le curé du village bredouillant que, la Bible parlant de rois au pluriel, on ne pouvait pas affirmer qu’il s’agissait de bonshommes.

Je crois sincèrement que je suis devenu définitivement un «vieux con», car s’il est vrai que les mages ne sont pas nommés dans la bible, je crois savoir que la tradition les appelle Gaspard, Melchior et Balthazar, et que, si vous essayez d’enregistrer votre petite fille nouveau-née à l’état civil sous le prénom de Balthazar, vous serez dans le collimateur des services de protection de la jeunesse.

Mi. P.

Thèmes associés: Egalité, discriminations - Facéties

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