Bilan

Comme nous le savons tous, les bilans tirés d’expériences désastreuses par des apprentis sorciers sont toujours positifs. Cette règle s’applique naturellement au local d’injection lancé le 1er octobre 2018 par la Ville de Lausanne.

Certes, le shootoir n’a pas rencontré le succès escompté, mais il a permis tout de même, en l’espace d’un an, «de réaliser 12'000 actes de consommation et éviter qu’ils le soient dans l’espace public»1. Douze mille actes en une année, cela fait, dans un local ouvert sept heures par jour sept jours sur sept, entre trente-deux et trente-trois actes par jour, soit quatre à cinq actes par heure, avec l’aide de quatre infirmiers et travailleurs sociaux2. Il y a vraiment de quoi pavoiser!

Autant qu’on sache, rien ne prouve que les «usagers» du local ne se shootent pas dans l’espace public en dehors des heures d’ouverture de l’espace d’accueil.

Aussi peut-on se demander s’il est bien utile, comme c’est prévu, d’ouvrir le shootoir une heure et demie de plus chaque jour, en vue de maintenir dans la dépendance «sainement» un plus grand nombre de toxicomanes, avec ce que cela implique de coûts supplémentaires pour les contribuables lausannois.

Un point de vue inhumain, bien entendu! (mp)

 

1 20 minutes du 3 décembre 2019.

2 https://www.letemps.ch/suisse/lausanne-immersion-local-dinjection-vallon-dernier-ne-suisse.

Thèmes associés: Coups de griffe - Politique vaudoise

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