Abandon

20 minutes du 3 décembre faisait savoir à ses fidèles lecteurs que, selon Caritas, 103'000 enfants sont touchés par la pauvreté en Suisse, parce que «la Confédération abandonne la lutte contre la pauvreté aux Cantons, ce qui engendre une inégalité des chances».

Si on comprend bien le raisonnement de ces âmes charitables, c’est la Confédération qui décide souverainement de donner ou non des compétences aux cantons et non l’inverse.

Un petit cours d’histoire des institutions suisses – après tout, on donne des cours sur tout et n’importe quoi – ramènerait Caritas à une plus saine vision des choses et lui permettrait de comprendre que le fédéralisme n’est pas juste le fruit d’un caprice de Leurs Excellences de Berne.

Il y a des inégalités d’un canton à l’autre et même d’une commune à l’autre, pour des raisons d’ordre démographique et fiscal, notamment. Pense-t-on qu’un arrosage venu de la Berne fédérale réglerait la question?

Caritas et les autres associations du même genre devraient abandonner leurs casquettes de donneurs de leçons pour se consacrer entièrement à la lutte contre la pauvreté en collaboration avec les instances compétentes existantes. (mp)

Thèmes associés: Egalité, discriminations - Politique fédérale

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