Intérêt public

Est-il normal que tout ou partie des frais de justice occasionnés par les plaintes des conseillers d’Etat vaudois contre des journalistes soient payés par les contribuables? C’est la question qui se pose à la suite de l’information, publiée début décembre par la presse, selon laquelle les démêlés des «ministres» Jacqueline de Quattro et Pascal Broulis avec des plumitifs mal intentionnés auraient coûté 55'000 francs aux Vaudois qui paient encore des impôts.

Le chancelier de l’Etat de Vaud Vincent Grandjean, porte-parole du Gouvernement, a expliqué aux médias «qu’il y avait un intérêt public à préserver l’image des institutions et des ministres».

Je ne pense pas que les Vaudois se seraient jetés comme des vautours sur le livre que le médiocre Fabien Dunand a consacré à Mme de Quattro. Je ne crois pas non plus que les gens de chez nous soient tous d’assidus lecteurs du Tagesanzeiger, cible des plaintes de Pascal Broulis. Il y a gros à parier que l’image des institutions et des «ministres» n’aurait été, au pire, qu’éraflée et que l’égratignure aurait disparu au bout de peu de temps. J’en veux pour preuve que, en dépit de la publicité donnée à ces «affaires» par les intéressés eux-mêmes, Mme de Quattro a été élue au Conseil national et M. Broulis maintenu à son poste.

Je suis d’avis, en revanche, qu’il y aurait un intérêt public certain à ménager le porte-monnaie des contribuables vaudois.

Thèmes associés: Justice - Médias - Politique vaudoise

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