Mensonge politique

«Le christianisme n’a aucun rapport avec la démocratie et ne peut servir à la fonder.»

Nicolas Berdiaev, De l’inégalité, éd. de L’Age d’Homme, coll. Sophia, Lausanne 1976, p. 145.

N.B. Il s’agit bien évidement de la démocratie moderne et non pas de la démocratie en soi, comme forme de régime politique (mdp).

Le Parti démocrate-chrétien (PDC) exprime désormais ouvertement sa velléité d’abandonner sa référence chrétienne explicite dans sa propre dénomination. Certains le lui reprochent. Ils sont rares. Mais sont-ils conscients que cette dénomination est déjà abusive à l’heure actuelle? Comme pratiquement tous les partis politiques, le PDC admet la laïcisation de l’Etat fondée sur le principe non pas d’une distinction entre le pouvoir religieux et le pouvoir séculier, mais de leur totale séparation. Ce parti est donc déjà entièrement gagné par le principe révolutionnaire du laïcisme, autrement dit de l’athéisme de l’Etat.

Il ne s’en cache même plus désormais! Ne s’est-il pas déclaré favorable à ce qu’on appelle «le mariage pour tous»? Pourtant, ce faux droit contredit de manière scandaleuse le droit naturel du mariage. Qui s’en offusque? Pas même les évêques… L’imposture est réelle. Elle n’en est pas moins occultée et nul n’ose affronter ouvertement l’opinion publique sur cette thématique.

Dans un tel contexte, la menace musulmane, qui lentement s’affirme en Europe, n’a rien de hasardeux. Si l’Europe détruit ses propres références chrétiennes, celles qui l’ont fait naître comme entité politique succédant à 1’empire de Rome, elle subira le sort de ce dernier. Son laïcisme, loin de la protéger, précipitera sa ruine. Le prévoir, c’est déjà engager le vrai combat pour sa survie.

Michel de Preux

Thèmes associés: Politique fédérale - Religion

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