Une situation de crise dans un monde nouveau

Difficile aujourd’hui de ne pas parler de l’épidémie de grippe «chinoise». Mais comme je ne suis ni un expert en virologie ni un prophète de l’apocalypse, je me contenterai de faire quelques commentaires qui me semblent intéressants sur la question.

Tout d’abord, parlons de la communication. A ma connaissance, c’est la première fois qu’une crise de ce type surgit alors que nous avons à disposition les moyens de diffusion que nous ont apportés internet et les téléphones intelligents. Et comme il fallait s’y attendre, c’est à double tranchant. D’une part, les autorités peuvent nous faire parvenir l’information de manière quasi instantanée et, d’autre part, il faut apprendre à faire le tri dans le fatras de ce qui nous arrive. Qu’est-ce qui est vrai, qu’est ce qui est faux, qu’est ce qui était vrai mais n’est plus d’actualité?

A voir ceux qui se ruent dans les grandes surfaces pour faires des réserves dignes de la troisième guerre mondiale, alors que les autorités assurent que l’approvisionnement n’est pas remis en cause, on est en droit de penser que nous sommes plutôt victimes d’une épidémie d’hystérie collective, qui n’est finalement que la conséquence d’un excès d’information et d’un manque d’esprit critique.

Néanmoins, le principe de prudence devrait nous pousser à appliquer les recommandations des autorités sanitaires, afin de ne pas prendre de risques inutiles et d’éviter l’engorgement des hôpitaux. Certains Madrilènes n’ont semble-t-il pas compris le principe et, au lieu de rester chez eux, ont décidé de profiter de leurs deux semaines de congé forcé pour se précipiter sur la côte valencienne et s’agglutiner sur les plages, créant ainsi un nouveau foyer de contamination. Du grand art!

Il restera à voir quelles seront les conséquences de la suspension de l’activité économique. Comment va-t-on gérer les pertes pour les entreprises, obligées de fermer leurs portes, mais également de faire face à leurs obligations vis-à-vis de leurs employés, créanciers, fournisseurs et j’en passe? Le gouvernement espagnol, par exemple, annonce que les fonctionnaires toucheront le cent pour cent de leurs salaires et que les entreprises auront des lignes de crédit.

Vive le socialisme!

Michel Paschoud

Thèmes associés: Economie - Société

Cet article a été vu 64 fois

Recherche des articles

:

Recherche des éditions