Demain, on rase gratis

L’exposé solennel du président Macron, jeudi soir, a sans doute bien plu à beaucoup. C’était le Père Noël qui annonçait des cadeaux merveilleux: moratoire dans le paiement des charges, indemnités de chômage dès le premier jour pour ceux qui allaient rester à la maison, maintien de la trêve hivernale, etc.

Des cadeaux pour plusieurs milliards, probablement plusieurs dizaines de milliards que l’Etat français ne possède pas. Sera-t-il possible de financer ces cadeaux par le déficit du budget, en faisant passer la dette de 100% à 130% du PIB?

En France, le Père Noël est généreux depuis longtemps: introduction des trente-cinq heures, retraite complète dans la force de l’âge pour plusieurs catégories d’agents publics, arrosage systématique des banlieues et des cités, subventionnement des communautés islamiques pour tenter de maintenir la paix sociale…

Mais in fine, qui va payer? Et qui aura profité de l’hystérie collective créée par le coronavirus? Certains, des complotistes à n’en pas douter, ont cru discerner dans l’origine de la pandémie – la ville chinoise de Wuhan, qui abrite le seul laboratoire virologique de niveau P4 de Chine –, un indice de la volonté machiavélique des Asiatiques de ruiner l’Occident; d’autres y voient la volonté de l’ONU et de l’Open Society de hâter l’instauration d’une gouvernance mondiale.

Thèses absurdes? Sans doute, sauf que l’économie européenne va beaucoup souffrir et que les esprits s’habituent à l’idée que certaines questions ne peuvent être résolues que par une instance centralisée mondiale.

C. P.

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