Scandale!

Depuis un peu plus d’un mois, la municipalité de Lausanne interdit l’application d’autocollants sur les murs de la ville, afin de préserver la qualité de l’espace public. Mais elle se réserve une marge de manœuvre, selon Mme Florence Germond, responsable de la propreté urbaine: si l’infraction poursuit un but idéal, les auteurs peuvent ne pas être punis. C’est ainsi que Mme Germond a renoncé à facturer aux organisatrices d’une manifestation féministe les frais de nettoyage d’un montant de 3'143 francs engendrés par l’usage d’autocollants à l’occasion du défilé de ces dames en novembre 2019.

Cette décision est doublement scandaleuse. D’une part, Mme Germond gaspille l’argent des contribuables au service non pas d’un but idéal, mais d’une cause idéologique  – aurait-elle fait preuve d’autant de mansuétude si la manifestation avait réuni des opposants à l’avortement ou des partisans d’une politique de la drogue restrictive? D’autre part, elle ridiculise le responsable de la sécurité et de l’économie Pierre-Antoine Hildbrand, qui avait garanti mi-février l’absence de toute complaisance et une parfaite égalité de traitement.

Le plus stupéfiant est que tout le monde a l’air de trouver ça normal!

M. P.

Thèmes associés: Egalité, discriminations - Politique vaudoise

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