NON

Non, je n’écrirai rien, absolument rien sur la maladie dont tout le monde parle depuis des semaines et dont la presse nous entretient à longueur de semaines sinon de mois!

Je n’en parlerai pas, parce que je n’ai rien à en dire sinon ceci: que cette épidémie comble un vide! Elle tue dans une société qui fait l’apologie de la mort volontaire, qu’il s’agisse du crime de l’avortement ou de l’aide au suicide des personnes âgées.

Alors pourquoi cette émotion soudaine, cette attention surprenante à la mort? Parce que celle-ci est collective et semble indiquer que la vie humaine est plus fragile qu’on ne pensait.

L’histoire a connu de semblables menaces, par la peste notamment. On apprécie un bien lorsque celui-ci se fragilise. Mais au lieu de parler de cette fragilité, pourquoi ne pas en tirer paradoxalement une leçon de force? La guerre ne favorise-t-elle pas l’héroïsme? Pourquoi la pandémie ne favoriserait-elle pas la charité, l’aide mutuelle et la lucidité?

En ce monde, tout mal ne cacherait-il pas un bien délaissé? Et n’est-ce pas au cœur de la désespérance que peut naître et être rendue crédible autant que sérieuse l’espérance?

Michel de Preux

Thèmes associés: Ethique - Société

Cet article a été vu 177 fois

Recherche des articles

:

Recherche des éditions