Sens de la démocratie moderne

Précisons d’emblée que le régime politique dont nous contestons ici la légitimité foncière n’est pas la démocratie en soi, sous sa forme traditionnelle et historique, que le Valais en particulier a connu après le Moyen Age. Ce régime était légitime au même titre que tout autre dès lors que ses principes étaient conformes à la saine raison, à la sagesse et à la religion.

La dénonciation que nous formulons ici est celle de la démocratie moderne, qui repose tout entière sur un parti pris: le non-sens moral. En voici une preuve absolument irréfutable: sa condamnation de la peine de mort et son apologie de l’avortement.

Le respect de la dignité humaine exigerait qu’un homme, même gravement coupable, ne puisse subir le châtiment suprême. Inversément, on exclut de ce même respect tout être humain avant sa naissance accomplie, au nom d’un droit prétendu de sa mère à disposer de son propre corps. Mais le mensonge, la désinformation et le négationnisme se révèlent ici à tout esprit qui, à propos de cette revendication, accepte de se confronter à la réalité objective: le fœtus n’est pas le corps de sa mère. Il est déjà un être humain appelé par un processus naturel à devenir une personne humaine, sa naissance accomplie.

La négation effective, même non dite, de ce droit et de cette qualité du fœtus par les adeptes de la décriminalisation de l’avortement est une forme de révisionnisme ou de négationnisme moral absolument incontestable. Mais cette authentique révolution dans nos lois découle effectivement de l’immoralité foncière du système démocratique moderne.

Refuser de considérer que la démocratie moderne se juge à cet état d’esprit, c’est refuser l’évidence, donc faire preuve de sectarisme et pratiquer en fait une dissimulation grave de la Vérité morale, critère que la démocratie moderne écarte d’entrée de cause avec une totale hypocrisie.

Toute personne – mais principalement les autorités religieuses – qui s’abstient de rappeler ce lien se rend coupable de complicité et en répondra devant Dieu le moment venu.

Michel de Preux

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