Dictature de l’arbitraire

L’ogre des Ardennes, Michel Fourniret, tueur en série d’une douzaine de jeunes filles, mériterait à coup sûr la peine de mort. Mais celle-ci est désormais proscrite par «souci humanitaire»… L’aberration de cette position paraît évidente à toute personne de bon sens. Mais, dans la pratique, il n’en est rien.

En revanche, le meurtre d’embryons est devenu une pratique légalement admise par une opinion publique largement majoritaire.

Autrement dit: on affirme hautement son respect de la vie même quand il s’agit d’assassins notoires et particulièrement cruels, lâches et odieux et, simultanément, son mépris de la vie des embryons humains, dont l’innocence est  pourtant une évidence! Ceci n’est rien d’autre qu’un droit à l’arbitraire érigé en norme sociale. La démocratie moderne est censée combattre l’arbitraire, mais elle l’applique sans vergogne sur un point essentiel: le droit à la vie pour tout être innocent de crimes graves.

Quand reconnaîtra-t-on enfin que, sans références morales objectives et universelles et sans vérités transcendantes, l’homme sombre peu à peu dans la barbarie? Ce genre de question est aujourd’hui proscrit, d’où cette conclusion incontournable: la démocratie moderne est une tyrannie, mais il est pratiquement interdit de le faire savoir…

Pauvre monde qui ne se scandalise pas d’un tel mensonge!

Michel de Preux

Thèmes associés: Ethique - Religion

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