Coran: littéral ou littéraire?

Le brutal assassinat de Samuel Paty, professeur en région parisienne, par un jeune Tchétchène pour avoir, semble-t-il, utilisé des caricatures de Mahomet dans un de ses cours, vient s’ajouter aux nombreux attentats commis par des musulmans «radicalisés» sur le sol français.

«Tous les Tchétchènes ne sont pas des terroristes», insiste un jeune du quartier. «Je ne sais pas ce qui lui est arrivé, il a dû être manipulé ou regarder trop de vidéos, mais ça n’a rien à voir avec notre communauté1

Cette réaction, parfaitement juste qui plus est, devrait nous encourager à chercher ailleurs les raisons qui provoquent ces actes déplorables. Un rapide coup d’œil aux textes fondateurs de l’islam pourrait nous donner quelques indices. N’oublions pas que Mahomet était non seulement un grand poète, mais également un chef de guerre, qui de son vivant a étendu l’islam par les armes, laissant aux peuples vaincus le choix entre trois options: la conversion, le tribut ou la mort.

Les termes utilisés dans le Coran pour qualifier l’attitude à avoir vis-à-vis des infidèles sont de type martial: «(...) un châtiment avilissant attend les infidèles2.» «(...) Allah est l’ennemi des infidèles3.» «(...) Un châtiment douloureux sera pour les infidèles4.» «Allah (…), tu es Notre Maître, accorde-nous donc la victoire sur les peuples infidèles5

Un inventaire complet serait fastidieux, mais le ton général, s’il n’est pas aussi agressif que le laissent penser les publications que l’on voit passer sur Facebook, n’en reste pas moins très différent du message d’amour que le Nouveau Testament a laissé aux chrétiens.

De mon point de vue, la vraie question reste de savoir si l’islam est une religion compatible avec notre mode de vie. Il semble évident, lorsque l’on se promène dans la rue, que les musulmans ne paraissent pas enclins à s’adapter aux mœurs et coutumes européennes. Il y a évidemment des exceptions, mais leur grand nombre les pousse plutôt à se sentir en pays conquis, et il n’est dès lors pas étonnant qu’au lieu de faire preuve d’humilité et de reconnaissance pour leurs hôtes, certains démontrent une arrogance qui nous semble intolérable.

Il est de toute façon trop tard pour faire marche arrière et nous devrons vivre avec cette situation. L’avenir nous dira si, comme les précédentes vagues migratoires en provenance de l’Italie et de la péninsule ibérique, les nouveaux venus finissent par s’intégrer au fil des générations. C’est alors que l’on pourra mesurer si la religion est un facteur essentiel.

Michel Paschoud

 

1 https://www.20min.ch/fr/story/a-louest-de-paris-le-profil-discret-dabdoullakh-a-779322338561.

2 Sourate 2, verset 90.
3 Sourate 2, verset 98.
4 Sourate 2, verset 104.
5 Sourate 2, verset 286.

Thèmes associés: Immigration - Politique française - Religion

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