Etrange Amérique

Le peuple américain ne cessera pas de nous surprendre: probablement le plus avancé en toutes sortes de technologies de pointe, il est doté d’un système électoral digne du XIXe siècle, avec des bureaux dépourvus de contrôle indépendant et des bulletins de vote imprimés sur papier libre, sans aucune marque ou filigrane destinés à distinguer un bulletin authentique d’une vulgaire copie.

Dans de telles conditions, évidemment, un recomptage de ces bulletins ne serait d’aucun secours à l’établissement de la vérité, et M. Donald Trump va devoir admettre sa défaite.

Il a vraisemblablement raison lorsqu’il dénonce une fraude massive en faveur de son adversaire, lequel l’avait d’ailleurs naïvement avouée dans une interview largement diffusée sur les réseaux sociaux: «Nous avons mis sur pied la plus vaste et la plus inclusive organisation de fraude électorale dans l’histoire des Etats-Unis.»

Mais c’était avant le vote qu’il fallait prendre les mesures pour éviter la fraude: marquage discret des bulletins officiels, contrôle des bulletins parvenus par correspondance (comme le système suisse: un votant = un bulletin), contrôle subséquent par commune (le citoyen est bien vivant et il réside dans la commune, son vote n’a pas déjà été enregistré, etc). En outre, dans tout centre de dépouillement, des observateurs neutres doivent s’assurer du respect des procédures et ne pas accepter des bulletins parvenus après la clôture par sacs entiers!

C’est donc M. Joe Biden qui va probablement occuper la Maison Blanche dès le 20 janvier prochain, que M. Slobodan Despot décrit comme «un vieillard compromis et gâteux, à qui aucun médecin responsable n’accepterait de prolonger le permis de conduire»1. Car ce n’est pas une Haute Autorité qui, comme l’arbitre sur un ring de boxe, déclare officiellement qui est vainqueur, c’est la presse et c’est la rue.

Sleeping Joe étant visiblement atteint de démence sénile, il pourrait bien laisser son siège à sa vice-présidente Kamala Harris, dans quelques mois, qui deviendrait alors la première présidente noire des Etats-Unis d’Amérique.

Claude Paschoud

1 Antipresse n° 258 du 8.11.2020, page 3.

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