Grande première

L’Eglise évangélique réformée de Suisse a élu Rita Famos à sa présidence. C’est la première fois qu’une femme dirigera une Eglise au niveau national dans le pays1.

La presse s’extasiait début novembre devant l’élection à la présidence de l’association dite Eglise évangélique réformée de Suisse (EERS) d’une femme pasteur zuricoise.

Il n’y a pourtant pas lieu de s’esbaudir. L’EERS n’existe que depuis le 1er janvier 2020 et s’est jusqu’ici signalée principalement par la piteuse démission de son président, qui avait, semble-t-il, oublié certains préceptes de la Bible en matière de mœurs.

On ne saurait donc assimiler l’élection de Mme Famos à une éclatante victoire féminine survenue après de longues années de domination patriarcale au sein d’une Eglise «nationale» séculaire.

Et comme ni l’Eglise catholique romaine ni l’Eglise orthodoxe n’existent «au niveau national»2, on ne voit vraiment pas où se situe l’exploit!

M. P.

 

1 https://www.20min.ch/fr/story/premiere-femme-elue-a-la-tete-dune-eglise-nationale-315458385047.

2 L’Eglise catholique-chrétienne n’est «nationale» que parce qu’elle forme un seul diocèse pour tout le pays.

Thèmes associés: Egalité, discriminations - Médias - Religion

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