La mort de l’Europe?

L’Europe fut longtemps le centre du monde politique. Elle dut cette situation au christianisme, qui la fit naître comme entité politique et culturelle. L’empire romain l’avait précédée, mais il dut sa chute précisément à la persécution du christianisme. Nous l’oublions malheureusement.

Ce n’est en effet ni le régime économique ni même la constitution politique qui président à la naissance des empires, mais la croyance religieuse. Celle-ci venant à s’éteindre ou à se diviser contre elle-même, peu à peu l’empire politique s’effondre.

Ceci nous révèle un mystère de l’histoire. Nous croyons que l’homme en est le maître absolu. C’est faux. Il ne tient sa domination, sociale notamment, que de ses racines religieuses. Celles-ci passant à l’oubli, la chute est inéluctable.

Et c’est bien ce que nous vivons aujourd’hui, mais non plus comme jadis à l’échelle d’un continent et d’une civilisation particulière, mais du monde.

Notre avenir est sombre. Mais la pensée chrétienne demeure. Le Christ reste le maître de l’histoire des hommes et des sociétés. Il est le maître de notre avenir, ici comme dans l’autre monde.

Le non-sens ne peut triompher contre lui. Sa mort ne fut-elle pas le prélude à sa résurrection?

Michel de Preux

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