La femme, une espèce en voie de disparition?

Le 8 mars est la journée de la femme, officiellement la journée internationale des droits de la femme. C’est l’occasion pour tout ce qui se réclame du féminisme de se répandre en jérémiades sur les intolérables inégalités, sur le peu de progrès que l’on constate dans le domaine de l’équité salariale, sur le cruel manque de femmes aux postes clés, etc... J’ai toujours trouvé que consacrer une seule journée à la femme avait quelque chose d’insultant. Cela la met sur pied d’égalité avec les bébés phoques.

On ne le dira jamais assez: l’homme et la femme ne sont pas égaux. Ils traînent derrière eux plusieurs dizaines de milliers d’années de conditionnement biologique qui les poussent à copuler, ce qui a de fâcheuses conséquences pour les femelles de l’espèce en ce qu’il arrive qu’elles se retrouvent enceintes. Si l’une d’elles parvient à résister à la pression sociale qui la poussera inévitablement à jeter le fœtus pour faire une carrière professionnelle, elle deviendra maman, et son instinct maternel – encore un truc de grand-papa – pourrait la pousser à prendre soin de sa progéniture durant quelque temps.

Ce choix de vie aura un impact sur les futurs revenus qu’elle pourra toucher lors de son retour à la vie professionnelle.

La seule autre solution sera de permettre aux couples de se répartir le congé parental, de façon que la mère puisse retourner au turbin sitôt l’enfant né et que le papa puisse prendre en charge les premiers mois de vie du nourrisson. A partir de là, savoir qui s’occupera à long terme de la maison et des enfants relève d’un choix privé; les mâles modernes n’ayant rien à prouver pourront parfaitement décider de devenir des papas poules.

Xavier Savigny

Thèmes associés: Egalité, discriminations

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