Noble cause

Il y a quelques semaines, un couple en mal d’enfant a lancé un financement participatif, c’est-à-dire un appel à la générosité du public aussi connu sous le nom poétique de crowdfunding1.

En effet, ayant essayé sans succès de concevoir un enfant en recourant à la procréation médicalement assistée, le ménage s’est trouvé dans l’impossibilité de procéder à une nouvelle tentative, faute de moyens financiers, et a décidé d’aller chercher la somme nécessaire dans la poche d’autrui.

Conscient néanmoins du côté humiliant de la démarche, il a décidé de retrouver sa fierté en expliquant qu’il souhaitait aussi «sensibiliser la population, et faire avancer le débat». Ça ne veut pas dire grand-chose, mais ça ne mange pas de pain et ça a tout de même meilleure façon.

Nos lecteurs connaissent mon idée fixe: tant que pas loin de dix mille avortements seront pratiqués en Suisse chaque année2 – sans compter les victimes de la «pilule du lendemain» –, il ne devrait pas être question de «fabriquer» des bébés en laboratoire. Au lieu d’envoyer des milliers d’enfants non désirés à l’incinérateur, il faudrait les donner en adoption à des couples stériles désireux de fonder une famille et qui ne croient pas leurs précieux gènes indispensables à la survie de l’humanité.

Curieusement, personne ne se soucie, à cet égard, de «sensibiliser la population et faire avancer le débat».

M. P.

 

1 https://www.rhonefm.ch/actualites/ils-lancent-un-crowdfunding-pour-realiser-leur-reve-devenir-parents.

2 https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/sante/etat-sante/reproductive/interruptions-grossesses.html.

Thèmes associés: Ethique - Société

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