COP26, on continue à ramer

Comment ne pas aborder l’urgence climatique en cette période où les grands de ce monde se retrouvent en Ecosse pour nous organiser la lutte globale contre la mort annoncée de notre planète?

Sans entrer dans les détails, il semble que la conférence de Glasgow sera une énième répétition des déclarations d’intentions entendues durant les vingt-cinq autres Conference of the Parties qui se sont déroulées partout dans le monde et qui consistent essentiellement à chercher des moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre, cause de tous les maux climatiques.

Il y a un côté touchant chez tous ces dirigeants et militants, pourfendeurs des hydrocarbures et des bovins pétomanes, qui réussissent à se persuader que la solution viendra de changements drastiques dans les habitudes de consommation, avec une population mondiale végétarienne et cycliste.

Loin de moi l’idée de mettre en doute la réalité des changements climatiques que chacun peut constater année après année en mettant le nez à sa fenêtre, mais il serait peut-être judicieux d’élargir un peu le débat.

Tout d’abord, la population mondiale augmente et avec elle les besoins en énergie. Malgré l’amélioration réelle des technologies, automobiles par exemple, et bien que chaque véhicule produise moins de CO2, la multiplication des voitures en produit plus. La solution consistant à fabriquer des autos électriques ne résout rien, car la production d’électricité passe pour 64% de celle-ci par des centrales à chaleur qui brûlent des combustible fossiles1 et donc émettent les gaz honnis. On tourne en rond. La consommation électrique ne cesse d’augmenter avec les dizaines d’appareils connectés que l’on utilise en permanence, appareils qui sont fabriqués en Asie, coût de production oblige, et qui sont acheminés jusqu’aux consommateurs par différentes voies de transports, dont les tricycles ne font pas partie.

Le premier constat évident est que nous devons augmenter nos sources de production électrique rapidement. Parmi celles que nous connaissons et qui offrent la capacité de produire sans émission de CO2, l’énergie hydraulique dépend en bonne partie des aléas du climat, qui est d’humeur changeante dernièrement; l’éolien ne sert qu’à défigurer les paysages sans réelle efficacité et le solaire offre un bon potentiel à long terme, mais les investissements nécessaires sont pharaoniques. Seul le nucléaire nous permettra, à court terme, de faire face aux besoins grandissants d’une population énergivore et peu encline aux sacrifices.

Mais ce qui manque dans les débats, c’est une vision réellement pessimiste du futur: et si on n’arrivait pas à endiguer le phénomène? Y a-t-il un plan pour le cas où les prophéties catastrophistes se réaliseraient? Sommes-nous capables de construire des digues en quelques jours si le niveau de la mer monte subitement? Y a-t-il des recherches en cours sur les moyens que nous aurions de survivre dans le cas d’une augmentation ou d’une baisse drastique des températures entraînant la fin de nombreuses cultures?

Car s’il est probablement vrai que la situation actuelle a été causée par les mâles blancs cisgenres conservateurs de plus de 40 ans, n’oublions pas que notre monde est une poussière dans l’univers, certainement influencé par des phénomènes cosmiques, qui non seulement pourraient provoquer les effets que l’on voit, mais aussi sur lesquels on n'aurait, pour le coup, aucune influence possible.

«Si tu veux être tranquille, prépare-toi au pire!»2

Michel Paschoud

 

1 Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Production_d%27%C3%A9lectricit%C3%A9
2 Penseur du XXIe siècle, légèrement influencé par certains auteurs latins.

Thèmes associés: Environnement - Politique internationale

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