Libertés, pour quoi faire?

Sous prétexte de nous protéger de nous-même, ceux qui nous dirigent se font un devoir de sabrer allégrement dans nos libertés. Comme nous sommes des ânes suicidaires, on nous encourage, grâce à des mesures fiscales bien proportionnées, donc punitives mais pas réellement dissuasives, à réduire notre consommation de tabac, d’alcool, de sucre, de sel, de graisse, de viande, d’essence, d’électricité et j’en passe. Le résultat est essentiellement un engraissement des caisses de l’Etat et un appauvrissement généralisé de la population. Mais c’est de notre faute: nous n’avons qu’à voyager à pied ou à vélo, manger des légumes à l’eau sans sel et mettre des anoraks à la maison.

Heureusement, nous avons encore le droit de penser ce que bon nous semble. Penser, oui, mais attention à ce qui risque de vous tomber dessus si vous osez l’exprimer. Gare à celui qui aurait le culot d’émettre un doute sur l’opportunité de se faire vacciner contre le Covid-19: il sera immédiatement taxé de négationnisme et mis au ban de la société. Ne vous avisez pas de dire que le collectif LGBTQI++ est une bruyante agglomération de groupuscules insignifiants: vous risquez la tôle en tant que LGBTQIphobe. N’allez pas prétendre que les hommes et les femmes sont intrinsèquement inégaux, ne serait-ce que parce que l’un des deux sexes est apte à porter des enfants et l’autre pas: là, c’est le lynchage par les chiennes de garde. Enfin, ne pensez même pas émettre des doutes sur l’absolue responsabilité de la race humaine dans le changement climatique: vos amis vous regarderont avec un regard plein de commisération.

Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que la presse d’opinion soit en perte de vitesse.

Mi. P.

Thèmes associés: Divers - Médias - Politiques diverses - Société

Cet article a été vu 473 fois

Recherche des articles

:

Recherche des éditions