Education sexuelle

Les formateurs consultants en promotion et éducation de la santé, qui sont aux dispensateurs d’éducation sexuelle ce qu’un gardien d’immeuble est à votre concierge, se sont mis en grève chez nos amis du bout du Lac1. En effet, le Département de l’instruction publique (DIP) genevois a décidé «de faire évoluer leur fonction».

Ce n’est pas le lieu ici d’entrer dans les détails de cette réforme, qui est, paraît-il, contestée par la totalité de la corporation, à savoir vingt-quatre personnes.

N’allez pas croire toutefois que le DIP a pris conscience de l’inutilité des cours d’éducation sexuelle, qui sont soit imposés à des enfants trop jeunes pour en discerner l’intérêt présumé soit destinés à des élèves qui savent tout ce qu’on prétend leur enseigner, grâce à internet, et, parfois, à des parents attentifs.

Que nenni: le DIP a expliqué que «cette restructuration constituerait une amélioration, en ce sens qu’elle permettrait d’augmenter le nombre de cours d’éducation sexuelle, offrant douze heures supplémentaires à chaque élève sur la totalité de sa scolarité».

On n’arrête pas le progrès.

M. P.

 

1 https://www.20min.ch/fr/story/les-professeurs-deducation-sexuelle-ont-fait-greve-640352454376.

Thèmes associés: Ecole - Jeunesse - Politique genevoise

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