Objectivité

20 minutes en ligne du 4 juin nous présentait les propositions des partis politiques en vue de lutter contre l’inflation.

On apprend donc, sans surprise, que le Parti socialiste «prend le pari de l’arrosoir»; que les Verts plaident notamment pour des «chèques énergie»; que le PLR serait plutôt favorable à des baisses fiscales; et que le Centre souhaite entre autres une «politique d’investissements anticycliques».

Le ton de l’article est dans l’ensemble assez neutre, sauf en ce qui concerne l’UDC. En effet, nous dit-on, cette dernière «a rapidement formulé des exigences claires pour brosser les automobilistes dans le sens du poil: baisser, voire suspendre, les taxes sur les carburants».

Les démagogues de l’extrême-droite ont encore frappé!

Il est bien connu que ni les socialistes, ni les écologistes, ni le PLR ni le fourre-tout appelé Centre ne se préoccupent de basses contingences électoralistes. Les gens de presse le savent bien et se chargent de désigner les vilains populistes.

De même, ils ne manquent jamais, lorsqu’ils doivent évoquer des hommes politiques qui leur déplaisent, de recourir à une étiquette péjorative. Ils détestent le président brésilien d’extrême-droite Bolsonaro et le premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orban, mais révèrent le président américain Joe Biden, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz.

Il est vrai que les deux premiers sont des méchants et les trois derniers des gentils.

Ne mélangeons pas les torchons et les serviettes!

M. P.

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