Bricoles

Rira bien…

Les médias étrangers se sont gaussés du dernier exercice des brigades blindées de Suisse romande, qui s'est déroulé du 26 au 28 août 2013 et se fondait sur un scénario quelque peu fantaisiste mais néanmoins pas totalement irréaliste: la France ayant éclaté en plusieurs régions du fait de sa déconfiture financière, l'une des nouvelles entités, Saônia, avait décidé de s'en prendre à la Suisse prospère.

Qu'ils rient, qu'ils rient, les médias étrangers! Il sera toujours temps de pleurer quand la déconfiture sera effective, avec les troubles sociaux et le chaos qui s'ensuivront et pas seulement en France. Et leurs journalistes ne seront sûrement pas les derniers à estimer que la Suisse doit passer à la caisse, contrainte et forcée s'il le faut, pour la plus grande gloire des valeurs démocratiques, de la défense des droits de l'homme et de l'équitable partage des richesses.

Nous avons tout avantage à leur faire savoir que ce ne sera pas si facile, dussent-ils en mourir de rire aujourd'hui.

Découverte

Après la résolution provisoire de la crise budgétaire qui vient de frapper les Etats-Unis, le président Obama aurait, paraît-il, constaté que les Américains en ont plus qu'assez de leur classe politique – ils ne sont pas les seuls, soit dit en passant – et déclaré: «Maintenant que l'administration a rouvert (…), nous devons tous cesser de nous focaliser sur les lobbyistes, les blogueurs, les animateurs de radio et les militants professionnels qui profitent des conflits pour nous concentrer sur ce que la majorité des Américains nous ont envoyés faire ici.»

Bravo! Mais il est bien fâcheux qu'il ait fallu cinq ans au président américain pour découvrir que les «élus du peuple» ne sont pas les véritables détenteurs du pouvoir. Gageons d'ailleurs que cet éclair de lucidité durera, comme il se doit, le temps d'un éclair.

La pauvrette

Participer  à une manifestation, de surcroît non autorisée – ce qui était le cas à Winterthour le 21 septembre d'une manifestation en faveur de la «culture» –, n'est pas sans risque, ainsi que l'a appris à ses dépens une jeune personne de dix-neuf ans. Quoique restée passive, selon ses dires, la nénette s'est trouvée mêlée à une attaque des manifestants contre la police et a failli perdre un œil à cause d'un balle de caoutchouc. Bien entendu, la malheureuse victime a annoncé son intention de porter plainte et un policier a fait l'objet d'une enquête interne.

Mais qu'allait-elle donc faire dans cette galère pseudo-culturelle… et pas vraiment pacifique, puisque sur quelque quatre cents manifestants, nonante-trois auraient été arrêtés?

La dernière de François Hollande

La jeune Leonarda Dibrani, quinze ans, spécialiste de l'absentéisme scolaire, fille d'un couple de Kosovars établi illégalement en France avec sa nombreuse progéniture et fort peu désireux de s'intégrer, a dû quitter le pays avec sa famille. En effet, les autorités compétentes de même que les bonnes âmes qui soutenaient cette tribu méritante avaient estimé, à juste titre, qu'il était primordial de ne pas séparer tout ce petit monde.

Bien entendu, cet acte de barbarie a soulevé une vive émotion chez les lycéens français, dont quelques centaines sont descendus dans la rue pour réclamer le retour en France de la jeune persécutée.

Du coup, le président de la République, dont l'esprit de famille n'est plus à démontrer, a senti tressaillir son cœur tendre et proposé à Leonarda de rentrer en Hollandie, seule, pour y poursuivre sa scolarité. Mais, pas folle, la gamine a déclaré qu'elle n'honorerait de nouveau l'Hexagone de sa présence qu'accompagnée de sa tribu.

Pourquoi se gêner?

M.P.

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