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La gaudriole antique contre la gaudriole en toc

 

Pour les Grecs de l'Antiquité, l'Elysée était un lieu de repos éternel pour les âmes vertueuses. Leur mythologie n'était pas avare d'aventures. On y voyait l'industrieux Héphaïstos piégeant son épouse Aphrodite en pleine action dans les bras du coquin Arès au creux du lit matrimonial. Le boiteux conviait le Tout-Olympe à constater son infortune, ce qui déclenchait un gigantesque éclat de rire. Le cocu confirmé, navré de l'échec de son stratagème, n'avait plus qu'à retourner à ses forges et les autres dieux à leurs diverses occupations. Au-dessous des nuages, ça donnait lieu à de très jolies représentations pour distraire les mortels dans les amphithéâtres.

 

Pour le peuple de Hollandie, l'Elysée (et environs) façon 2013 n'est certainement pas un lieu de repos. Quelques conseils des ministres mis à part, ça serait plutôt l'Olympe, avec ses histoires d'alcôves, mais en beaucoup plus bas. Par la grâce des chasseurs d'images, on y a récemment appris l'infortune de Madame de Maintenant transformée en Madame de Tout-à-l'Heure par la magie d'une drôlesse experte en planches, habile en artifices. Adieu donc à la première concubine envoyée rejoindre Mademoiselle d'Avant-la-Présidence au rayon des accessoires et bien le bonjour à la concubine suivante de Gélatin Dodu: la Môme Croissants…  lesquels étaient dûment montés à la donzelle par un garde du corps présidentiel1. Quant au peuple français – y compris ce qu'il y a de plus en vue dans la classe politique et la chose médiatique –, jadis connu pour sa spiritualité, il en est réduit à disserter sur l'opportunité de se préoccuper de la vie privée de son grand Elu.

 

Les avis sont partagés: d'aucuns pensent qu'il a bien droit au repos du guerrier vu ses efforts mutants et désespérés pour songer au moyen le moins pire de renflouer le pays. Disparaît dans l'aventure la tentative de création d'une «Première Dame» à la sauce états-unienne, au sujet de laquelle le président acculé s'est vu contraint de convenir du bout des lèvres que ce n'était qu'un simple «usage», se gardant bien de préciser que le terme s'était jusque-là toujours appliqué à une épouse et nullement à une concubine même pas «pacsée». Truculent dans la satire, Mélenchon, l'étonnant gauchiste, a levé un joli lièvre en cette occasion, en demandant comment il faudrait désigner un éventuel mari de genre identique ou complémentaire à celui du prochain élu (ou inversement)2.

 

D'autres soutiennent que quiconque est investi de si hautes responsabilités – en France, le président de la République jouit de pouvoirs et de prérogatives impensables dans les autres démocraties du «monde libre» – ne saurait prêter le flanc à la critique par un comportement inapproprié à la dignité de ses fonctions; qu'il est donc évident qu'en l'occurrence la sphère privée doit céder le pas à la publicité de la fonction.

 

Mais, passé le grotesque de la situation, la question fondamentale n'est-elle pas l'opportunité de laisser le feu nucléaire entre les mains d'un homme tout simplement non fiable?

 

Renaud Camus (un avertissement pour notre peuple?)

 

Le périodique Réfléchir & Agir du solstice d'hiver nous livre en pages 30 à 34 une  excellente analyse de l'effondrement culturel français et de ce que l'écrivain non aligné nomme le «grand remplacement des populations». Quelques citations suffiront à mettre les nôtres en appétit: «J'entends par [industrie de l'hébétude] le vaste complexe qui s'affaire depuis des lustres, et avec grand succès, à l'imbécillisation de notre société et de notre peuple. Il a trois branches principales: l'Education Nationale, l'industrie culturelle et l'économie parallèle.» «La télévision et les nouveaux moyens de communication (…) servent en fait, malgré quelques pôles de résistance (…) à répandre l'abrutissement assuré par l'école.» «L'hébétude, l'enseignement de l'oubli, la Grande Déculturation, et (…) la zombification violente, sont indispensables à la fabrication de l'homme remplaçable, délocalisable à merci, qui est le matériau même du Grand Remplacement.» Et cette constatation: «Un peuple qui connaît ses classiques ne se laisse pas mener sans regimber dans les poubelles de l'histoire.»

 

Le dilemme «migrateur» (chers requérants d'asile)

 

J'observais en décembre 2001 que, tout entière au bonheur de tendre ses mamelles à ses «angéliques» protégés au nom de la sacro-sainte solidarité unilatérale, la vache à lait européenne ne se rendait pas compte que ces derniers étaient en train de les lui arracher à pleines dents. Les derniers événements survenus du côté de Lampedusa confirment qu'il est plus que temps que le pauvre animal se rende compte qu'il ne lui reste plus qu'un pis…

Max l'Impertinent

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NOTES:

[1] Fort marri, paraît-il, de ne plus savoir à quel corps se vouer.

[2] On s'y perd un peu dans les combinaisons possibles.

Thèmes associés: Politique française

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