Fiscalité

Comme de coutume, la gauche présente le «paquet fiscal» proposé par le parlement et le gouvernement vaudois à la sagacité des citoyens, le 8 février prochain, comme un cadeau fait aux riches.

Un «cadeau» qui consisterait à les tondre moins ras: la voracité du fisc se limiterait à leur confisquer 60% seulement de leur revenu pour l'impôt cantonal et communal, c'est-à-dire un peu plus que 70% si l'on y ajoute l'impôt fédéral direct.

A son habitude, la gauche raisonne comme si les contribuables les plus aisés étaient prisonniers du canton. Il est symptomatique d'ailleurs de constater, au plan du vocabulaire, qu'on parle d'évasion fiscale lorsqu'un contribuable décide de déménager ses pénates sous des cieux plus cléments.

Si un contribuable riche verse, dans notre canton, 70% de ses revenus à l'administration des impôts directs, et, en outre, quelques dizaines de milliers de francs sous forme d'impôts indirects et taxes diverses, il manifeste un esprit civique digne d'éloge en restant ici, alors qu'il pourrait sans difficulté excessive transférer son domicile légal à Monaco, aux Iles Vierges ou dans quelque autre Etat exotique à l'appétit fiscal moins vorace.

Les imbéciles qui nous recommandent de refuser des «cadeaux aux riches» ne courraient pas grand risque, si leur conseil était suivi, puisqu'ils ne paient eux-mêmes, généralement, aucun impôt. Les dindons de la farce seront, comme de coutume, les classes moyennes, puisqu'elles devront compenser, par une hausse du taux communal ou par une diminution des prestations étatiques, le manque à gagner résultant du départ sous d'autres cieux des millionnaires qu'on voulait pressurer.

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