Criminels et dégénérés

L’arrogance avec laquelle les cupides de ce petit monde glauque jouent des crédulités du peuple donne des haut-le cœur (…) Il n’y a plus ni précaution à prendre, ni personne à ménager. Il faut que les Français sachent. En conscience, j’ai jugé que le moment était venu de dire ce que j’ai vu.

Philipe de Villers : Le moment est venu de dire ce que j’ai vu.1

Cette proposition, moi, Michel de Preux, je la signe à l’adresse du peuple suisse, berné et trahi par sa propre classe politique, tous partis confondus. Pendant que le Conseil fédéral entend conduire des négociations criminelles – oui, je dis bien criminelles au sens pénal du terme – avec l’Union européenne, je constate qu’aucun parlementaire national, aucun juge de quelque instance, aucun avocat, aucun juriste, aucun professeur de droit, n’ose élever la voix et dénoncer le fait devant les instances judiciaires compétentes.

C’est plus qu’un scandale, une abjection. Notre classe politique est pourrie jusqu’à la moelle. Il n’est même plus question d’honneur perdu; le déshonneur est déjà une notion désuète. Nos marchands d’illusions ne manquent pas seulement d’intelligence, ou de bon sens, ils ont totalement oublié ce que le mot courage veut dire.

Prenons l’exemple des réfugiés du Moyen-Orient, après ceux d’Afrique: au nom d’un laïcisme stupide, comme le sont la plupart des fondamentaux idéologiques de la Révolution française, nos autorités, dont l’esprit est gangrené par le virus politique européen, n’ont même pas la réaction de bon sens élémentaire suivante: puisque, parmi ces réfugiés, les chrétiens témoignent de la volonté d’extermination de la part de pouvoirs musulmans, nous devrions adopter la position suivante, qui est de simple équité et de réelle force politique: nous recueillons, parmi ces réfugiés, les seuls non-musulmans que nous pouvons héberger, laissant les musulmans chercher refuge chez leurs propres coreligionnaires dans les Etats de leur confession dits «modérés».

Cette politique discriminatoire aurait l’avantage incontestable, pour l’Europe notamment, de clarifier nos rapports avec le monde musulman et d’établir entre eux et nous d’authentiques perspectives de paix dans un respect politique mutuel sur la base de valeurs morales communes parce qu’unanimement reconnues et pratiquées.

Nos autorités politiques préfèrent ignorer la morale, cette morale qui, pourtant, nous permettrait de tracer une voie politique et sociale de paix authentique, sur le plan séculier, avec des musulmans et certains de leurs Etats.

Par cette méconnaissance d’esprits mal formés et mal éduqués, nous constatons que le neutralisme confessionnel est non pas seulement une erreur religieuse imposée par les Etats européens, mais créateur d’impasses politiques insurmontables. Nos pays ne pourront survivre longtemps avec des classes politiques frappées à ce point d’amnésie historique et d’indigence intellectuelle; sans même parler de médiocrité morale.

Michel de Preux

1 Ed. Albin Michel, Paris 2015, introduction, p. 10.

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