Nous sommes tous ... désolés

Les attentats de Paris du 13 novembre nous attristent bien entendu. Ils ont pris pour cible au hasard des innocents, contrairement à celui qui avait frappé Charlie Hebdo il y a quelques mois et qui s’en prenait à une cible identifiée.

Les réseaux sociaux se sont à nouveau affolés, on nous abreuve d’images, de signes de solidarité, chacun se faisant un devoir d’afficher sa peine, sa colère, son rejet de la violence ou de l’amalgame de la manière la plus ostentatoire possible. Il ne faudra pas longtemps pour que circulent les premières blagues d’humour noir sur le sujet. Tout cela me laisse songeur et mal à l’aise.

Tout d’abord, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour les Irakiens, dont c’est le pain quotidien et chez qui les victimes d’attentats se comptent en dizaines de milliers dans l’indifférence générale. On assiste finalement au transfert du champ de bataille sur le territoire européen, ce qui devait bien arriver à un moment ou à un autre. L’Etat islamique est en guerre contre les croisés et n’en fait aucun secret. Nous sommes la cible et nous méritons de mourir pour le simple fait d’être des infidèles. A cela on ne peut répondre par le dialogue.  

Nous pouvons continuer à nier les faits, organiser des marches solidaires, des minutes de silence et des campagnes contre l’amalgame ou admettre le conflit et reporter le théâtre des opérations sur le terrain de l’ennemi en l’attaquant avec une force de feu suffisante pour l’anéantir. Notre civilisation est au bord du gouffre, les choix qui se feront dans les prochains mois seront décisifs et dessineront les contours de l’Europe de demain. Quel dommage que nous soyons dirigés par des faibles plus préoccupés de leur réélection que du bien commun

Michel Paschoud

Thèmes associés: Politique générale - Politique internationale

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