Grève sur grève

Si l’Etat de Genève fait des économies grâce aux retenues opérées sur les salaires des grévistes, enseignants en tête, de la fonction publique qui débraient ces temps-ci, les élèves du canton font grise mine: un certain nombre de réjouissances – célébration de l’Escalade, soirée dansante de fin d’année, sorties et camps – ont été supprimées faute de maîtres pour les encadrer. Du coup, des grèves de potaches ont été organisées dans deux établissements genevois, le cycle d’orientation de Drize et le collège Voltaire.

Il est compréhensible que les écoliers imitent les méthodes de leurs aînés, mais il aurait été beaucoup plus drôle – et, qui sait, beaucoup plus efficace – que ces jeunes gens mettent sur pied une grève du zèle et exigent que leurs professeurs remplacent les heures perdues à manifester dans la rue.

Hélas, il est moins fatigant d’organiser des sit-ins et de discutailler avec des enseignants désireux de justifier leur mouvement et les sacrifices qui en résultent pour leurs élèves bien-aimés.

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